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Date:  le 15 juin 2012 
Date:  le 15 juin 2012 
D’après Jocelyne Porcher et Christine Tribondeau - Compagnie Etc... Art - Mise en scène : Jean-Luc Guitton - Jeu : Véronique Pilia - Lumière et son : Christine Bard - Adaptation : Luc Bony
Cette pièce Une vie de cochon est un petit ouvrage d'une centaine de pages, co-écrit par Jocelyne Porcher et Christine Tribondeau, qui s'inscrit dans un projet de recherche sur le travail en élevage et l'agriculture durable (INRA-SAD/CNAM-LPTA) dirigé par Jocelyne Porcher. Mais sa lecture vous en éloigne à première vue. L'ouvrage prend en effet la forme d'une nouvelle. C'est l'histoire d'une petite fille Solenn, qui le mercredi après-midi, après son cours de tennis, rejoint sa maman Morgane, qui travaille dans une porcherie de huit cent truies. Solenn aime beaucoup s'occuper des bêtes. A travers l'expérience de Solenn, le lecteur découvre le fonctionnement d'une porcherie industrielle : la difficulté des truies à mettre bas, les portées de 20 à 21 porcelets alors que la truie ne pourra pas tous les nourrir, les adoptions des petits par une autre truie, parfois la contamination, la castration des porcelets, la verraterie...Comme le décrit la petite Solenn, l'élevage de cochons dans la porcherie ne ressemble pas du tout à l'élevage de chèvres que tient la maman de son copain Julien. Les chèvres, elles, sont élevées à l'extérieur, elles ont toutes un nom, même si l'élevage est important, alors que les cochons n'ont qu'un numéro. Les chèvres prennent leur retraite chez la maman de Julien, après des années de bons et loyaux services, les chèvres peuvent se reposer, alors que les cochons vont à l'abattoir. La petite Solenn aimerait bien que les cochons soient élevés comme les chèvres. La confrontation de ces deux modes d'élevage lui fait de la peine. « Quand on va conduire le troupeau avec Julien, on est là avec les chèvres qui nous suivent, qui gambadent, qui font des cabrioles, qui nous embêtent pour jouer, c'est vrai qu'on est rudement bien [...] Je voudrais que ce soit comme avec les truies. Qu'on puisse les emmener pâturer »1. Solenn a du chagrin que la vie des cochons soit gérée par un ordinateur, surtout lorsque celui-ci décide que la truie 328, surnommée par ses soins Madame, doit partir. Elle est embêtée que la porcherie sente le lisier poisseux plutôt que la paille et le foin. Le problème avec les cochons, comme l'apprend Solenn, c'est que plus ils sont nombreux, plus ils grossissent vite et plus l'éleveur gagne de l'argent. Elle ne trouve pas cela très juste. Le patron de la porcherie ne ressemble pas à une personne travaillant à la ferme, habillé en costume-cravate, il est toujours au téléphone, va souvent en réunion et est toujours pressé. Les seules fois où il vient à la porcherie, c'est pour discuter des résultats.

2Une vie de cochon se lit à plusieurs niveaux. Il y a d'abord, celui de l'histoire de Solenn, de sa maman et des cochons qu'elle aime bien. Ce livre peut aussi être l'occasion de découvrir l'élevage de cochon en lui-même, un lexique de plusieurs pages accompagne la lecture et la compréhension des mots signalés par un astérisque. Mais au-delà, on peut lire surtout dans ce livre une critique de l'agriculture industrielle, des méthodes d'élevage. Tout le travail est organisé à l'avance : le lundi et le mardi, ce sont les inséminations, le mercredi, les porcelets sont soignés, castrés..., le jeudi, les porcelets sont sevrés, les truies sont amenées en verraterie et on procède au lavage au Karcher, le vendredi, de nouvelles truies entrent en maternité. Ce qui est dénoncé à travers le regard sensible d'une enfant, c'est la volonté d'être compétitif, de baisser les prix et de produire plus. « Le patron, tous les mois, il apporte un journal qui s'appelle Porc Magazine. Il y a plein de chiffres dedans. On comprend que c'est ça qui est important. Et puis le mot “compétitivité”, car il est dans presque tous les articles. »
Date:  du 28 mai 2012 au 27 juillet 2012 
Exposition de peintures - peinture acrylique* sur verre, bois et papier - par Agnès Dupuy (Ambert)

L’inconscient nous joue parfois des tours, mais pour qui sait lire et écouter ces réminiscences de la mémoire, un monde étrange et passionnant reste à découvrir.
C’est avec cette faculté qu’Agnès Dupuy trouve dans les souvenirs, la nature, la poésie et la musique, les sources de son inspiration.
Son interprétation, sa peinture, est intéressée par la composition d’espace imaginaire, dans l’équilibre des contraires, où l’œuvre trouve son harmonie profonde, et laisse aux spectateurs sa part de rêve.
Le verre, utilisé seul (ou avec le bois et le papier) apporte aux pigments utilisés luminosité et couleurs denses.

*La peinture acrylique est une technique picturale et un moyen de peinture utilisant des pigments mélangés à des résines synthétiques.

Artiste sélectionnée en 2008 pour l’exposition « Plasticiens du Puy-de-Dôme »
Auteurs de plusieurs illustrations pour les programmes des « Concerts de Vollore ».
 
   
 
 
   

 
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