Franchissement des cours d’eau

Pratiqué sans ouvrage adapté, le franchissement des cours d’eau par des engins forestiers peut provoquer des dégats irrémédiables aux écosystèmes aquatiques : pollution des eaux, dégradation des berges, perturbation de la faune et de la flore. Les dégats engendrés en zone humide ainsi que les infractions à la Loi sur l’Eau sont souvent sujets à débat au sein de la profession. C’est pourquoi des précautions essentielles sont nécessaires afin de préserver la qualité de l’eau, de respecter les espèces animales et végétales aquatiques et de géreer durablement la ressource en eau.

La traversée répétée d’un cours d’eau par des engins forestiers, même sur un gué stabilisé, peut créer des perturbations importantes : modification du lit, destruction des habitats aquatiques et de la faune, mise en suspension de particules fines et colmatage du lit, dégradation des berges et de la ripisylve, pollutions accidentelles.

Des espèces patrimoniales, comme la truite fario, la loutre et l’écrevisse à pattes blanches trouvent encore refuge dans les cours d’eau. Leur survie dépend donc de la santé des milieux aquatiques.

Si le franchissement est nécessaire et inévitable, plusieurs dispositifs peuvent être envisagés en fonction des caractéristiques du point de franchissement, de la fréquence et de l’intensité de passage, et de l’intérêt patrimonial du cours d’eau. Des dispositifs de franchissement comme les ponts en rondins de bois, les ponts de bois équipés de tuyaux PEHD et des billons de bois peuvent être mis en place.

Contact :

Isabelle ROMEUF
Chargée de mission Natura 2000
Parc naturel régional Livradois-Forez

04 73 95 57 57
i.romeuf@parc-livradois-forez.org


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